Solstices

« Solstices » c’est l’histoire spectaculaire, raconté par un grand-père à sa petite-fille, de la quête de trois héros pour la survie de leur village. Une fresque épique qui, à travers la redécouverte des métiers du blé et du pain, donne naissance à un paysage et révèle son symbolisme profond fait de tradition et de mystique.


Le spectacle
« Solstices » est un spectacle visuel et sonore dont l’histoire, tout en s’inspirant de lieux et de faits réels, réinvente la mythologie du Gros-de-Vaud. Le spectacle transforme alors notre perception de la région en donnant à voir la profonde imbrication des métiers du blé et du pain dans la morphologie de notre région et de son histoire. Il dépeint aussi la transformation de l’état de nature en état de culture en célébrant le lien fort des Hommes à leur Terre.

Maquette de la scène, des gradins et du spectacle de la Fête du Blé et du Pain 2018


Résumé de l’histoire
Pour mettre fin à la famine et après avoir affronté les quatres éléments sous la forme de quatre créatures achaïques, Baral, un farouche guerrier, Lancelin, un inventeur de génie et Aurore, une alchimiste mystérieuse, ramèneront dans leur village les ingrédients pour fabriquer le premier pain : le blé né de la terre, l’eau source de toute vie, l’énergie de l’air et le pouvoir de transformation du feu. Ils partageront alors ce mets unique avec leurs pairs et seront les fondateurs d’un nouveau pacte avec la nature ainsi que d’une tradition. Baral, fort et persévérant, travaillera la terre et deviendra agriculteur, Lancelin, ingénieux et prévoyant, s’aidera de l’eau et de l’air pour faire tourner ses machines et deviendra meunier et Aurore, secrète et créative, assemblera les éléments qu’elle transformera par le feu et deviendra boulangère. Ensemble, ils fabriqueront cette boule de nature et d’énergie qu’est le pain.

En vidéo, le comité de création présentant "Solstices", le spectacle de la Fête du Blé et du Pain 2018

Quelques repères historiques et géographiques
Afin d’inscrire ce conte fantastique dans son écrin challensois, nous nous sommes inspirés de la géographie de la région. Le paysage quadrillé de champs, le Talent et la Venoge, les terres de molasse, la bise noire et le Jura, voici l’imaginaire que le spectacle essaie de déployer en toile de fond de la narration. Toutefois la dramaturgie ne se limite pas à s’inspirer du paysage environnant Echallens. Il fait également référence à certains faits historiques :

La scénographie de "Solstices" présentés par David Depierraz et Denis Correvon, membres du Comité de Création

De 1175 à 1475 environ, Echallens est la capitale d'une seigneurie bourguignonne et le fief des seigneurs de Montfaucon. Dès 1351 le bourg d'Échallens est élevé en commune libre grâce à sa charte de franchise, les habitants sont donc désormais exonérés de la taille et de la mainmorte, deux foires sont autorisées ainsi qu'un marché hebdomadaire. Les franchises donnent à Echallens une organisation municipale, même si la première mention de syndics date de 1464. Notre histoire est donc une métaphore inspirée par les événements qui se déroulèrent en 1350 lorsque Echallens était encore sous la domination de Girard de Montfaucon. La fin de l’épopée relate l'octroi des franchises de Moudon à Echallens par Girard de Montfaucon et Jaquette de Grandson. Le récit s’inspire également de la battaille de 1475 qui a vu les Suisses s'emparer des terres de la maison de Châlon à l'instigation de Louis XI. Lors de cette bataille, la domination bourguignonne est levée, Charles le Téméraire vaincu et le château d’Echallens brûlé par les « dragons » suisses.

Enfin, outre la libération d’Echallens vis-à-vis de son suzerain, le sobriquet « Lè Rondze-Moulet », (littéralement « les ronge-mulets ») est également un sobriquet ayant une base historique. 


Inventaire à la Prévert
Un spectacle avec un village, des danses folkloriques, du rire, un roi tyrannique, de l'amitié, des chants traditionnels, des chants moins traditionnels, une fresque composée de tableaux monumentaux, des créatures imaginaires, des effets pyrotechniques, des cavaliers, une bataille épique, un parcours initiatique, des personnages complètement loufoques, une révolution, encore du folklore, un dragon, des gestes traditionnels chorégraphiés, des cascades et des combats, du suspens, de la joie, des retrouvailles, un apprentissage, la re-découverte des métiers du pain, des effets spéciaux, des marionnettes géantes, deux grues, 5000 spectateurs par soir, trois héros attachants, une grande question, un voyage dans les airs, un périple dans les montagnes, le tumulte de la rivière et les terres, des enfants heureux d’être là, des anciens aussi, de la poésie, beaucoup de musique et d’émotion… et un raton laveur.